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#2 La trésorerie, enjeu clé de l’entrepreneur

par | Oct 27, 2020

Parlons Cash
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#2 La trésorerie, enjeu clé de l'entrepreneur
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Aujourd’hui nous recevons Géraud Lamazère, COO de Ma Meilleure Collaboratrice et une fois n’est pas coutume, nous Parlons Cash.

Un entrepreneur au parcours dense

Géraud se pose la question, est-ce qu’il existe des entrepreneurs nés ? Et si notre invité ne possède pas la réponse à cette interrogation il a néanmoins souvenir de tenter de monter des petits business dès l’école primaire. Des idées, il le dit, il en a au moins une par jour. Après des études classiques de commerce et un emploi dans un cabinet de conseils en stratégie au Maroc, il y a ce dîner avec un copain…

Nous sommes en 2008, c’est la crise des subprimes et les cadres finissent au chômage, mais l’idée du jour, c’est de monter une marque de vêtements haut de gamme sur-mesure pour hommes.

 

Souvent, on se moque de moi. J’ai une idée par jour mais c’est souvent une mauvaise idée.

 

Et pourtant notre invité l’affirme : On peut avoir une idée à contre-courant de tous les indicateurs et tout de même y arriver. De 2008 à 2019, le projet est mené de rien à un million de chiffre d’affaires mais la finalité, c’est une liquidation. La raison de cette dernière ? Il le dit très simplement, c’est la trésorerie.

Une mauvaise gestion de la trésorerie

 

La trésorerie tout le monde en parle, tout le monde sait que c’est l’enjeu clé, mais c’est tellement compliqué à gérer qu’on finit par se faire prendre au piège.

 

Des clients fidèles, une image de marque bien installée, plusieurs boutiques, une dizaine de collaborateurs en CDI, l’encaissement des clients se fait deux ou trois mois avant la livraison et le fond de roulement est positif. L’illusion de vivre dans la croissance était présente mais un jour, il y a ralentissement, et tout s’effondre pour une bête histoire de facture à 1000€.

 

Une liquidation après autant d’années d’activité c’est une belle baffe et ça donne à réfléchir. On se retrouve au chômage sans rien, avec des dettes, et la crédibilité en prend un coup. Mais Géraud Lamazère prend le temps de regarder en arrière et il se pose les bonnes questions. L’objectif ? Extraire de cette baffe uniquement du positif.

Un changement de cap

 

Je me suis retrouvé comme un couillon, j’avais jamais anticipé ce que j’allais faire ensuite.

 

Après ça, le premier réflexe de notre invité est une analyse qu’il avoue être erronée. Pourtant quoi de plus naturel que d’en arriver à la conclusion que son métier, c’est son secteur d’activité ? Autant d’années dans la mode, il apparaissait évident que c’était là qu’il fallait rebondir et Géraud décide de créer un incubateur dédié à celles et ceux qui eux aussi, souhaitent se lancer dans le développement d’une marque de mode.

S’il pouvait éviter aux autres les galères que lui avait traversé en partant de zéro, il le ferait. Le projet reçoit un accueil incroyable, beaucoup souhaitent entreprendre dans ce domaine sauf qu’au moment de payer, il n’y avait plus personne. Notre invité explique : L’entrepreneur pense qu’il sait tout faire et qu’il doit faire ses premières armes seul comme un grand.

 

Finalement un bon produit, ça ne fait pas forcément un bon marché.

 

Géraud fait appel à une première collaboratrice externalisée à Madagascar mais le résultat n’est pas probant. La seconde tentative, c’est le coup de foudre et lorsqu’il parle de cette trouvaille de très bonne augure autour de lui, de plus en plus de personnes lui demandent s’il ne serait pas possible de leur dénicher à eux aussi la pépite tant attendue.

C’est comme un signe pour notre invité qui décide de complètement changer d’activité et de se consacrer à Ma Meilleure Collaboratrice, aux côtés de son nouveau bras droit. En somme, une belle histoire qui débute.

 

C’était l’illumination. J’ai envie de transmettre à d’autres cette illumination.

 

En abandonnant la mode, il réalise que son véritable métier c’était finalement d’être entrepreneur. On tombe en plein confinement et la boîte explose (dans le bon sens du terme !). Peut-être est-ce lié, que les gens se rendent compte que oui il est possible de travailler à distance, que oui il faut réfléchir aux coûts, à la flexibilité, et que puisque l’on ne sait pas de quoi demain sera fait, la meilleure solution n’est peut-être pas le CDI ?

Le retour de l’hypercroissance.

 

Je vais forcément faire encore 1000 erreurs, mais je suis quand même beaucoup moins couillon que quand j’ai monté ma première boîte.

 

La nécessité d’un bon accompagnement

S’il y a une règle d’or à retenir, c’est que s’isoler est contreproductif. On parle de difficulté à réseauter mais finalement réseauter c’est simplement s’ouvrir, engager la discussion, que ce soit sur LinkedIn ou un groupe Facebook, il est aujourd’hui si facile de se connecter aux bonnes personnes pour trouver des réponses. Vous seriez surpris du nombre de profils ouverts à l’échange et c’est cet échange qu’il faut constamment rechercher.

 

Géraud nous parle de l’importance du coach dans son parcours. Puisque l’entrepreneur est en haut de la pyramide, qui d’autre pour le challenger ? Coach, board, oui ça a un coût mais la dépense en vaut la peine.

 

Je suis arrivé chez Réseau Entreprendre et j’ai vu défiler des projets. J’ai réalisé que tous les mecs qui étaient waouh, ils avaient un coach ou un board.

 

Avoir un coach, c’est le signe en tant que dirigeant qu’on est en capacité d’assumer dès le départ que l’on peut se tromper, que l’on peut douter et se questionner. Cette règle, notre invité se l’est appliquée à lui-même et c’est la start-up WeBoard qui aura su lui trouver les bonnes personnes pour un encadrement optimal. Un board qu’il réunira tous les trimestres pour une vraie remise en question perpétuelle de ses fondamentaux et ça, ça lui change la vie.

Et aujourd’hui, le pilotage de la trésorerie ?

Le risque quand tu es en très grande croissance, c’est que la trésorerie rentre, et donc tu te donnes l’illusion que tu peux y arriver sans piloter. Donc tu ne pilotes pas, tu ne gères pas les budgets, tu y vas au feeling, tu prends de mauvaises habitudes et tu prends surtout l’habitude de ne pas faire.

 

Les comptables, Géraud a du mal. La faute à des expériences calamiteuses et il se range donc sous une solution 100% numérique. Pour lui, trois visions existent. La fameuse vision comptable qu’il préfère laisser de côté, la vision trésorerie à la fois essentielle et intelligible pour lui, et la vue analytique d’une trésorerie au jour le jour.

 

Les décalages de trésorerie, je n’arrive pas à les lire, je n’arrive pas à lire mon activité, où est-ce qu’il faut que je m’améliore, où est-ce que je dépense trop d’argent.

 

Là encore pour notre invité, un coach n’est pas loin derrière. Un coup de main est nécessaire pour comprendre son application et déminer le terrain de la trésorerie. Sans ce soutien en gestion, c’est la boule au ventre. La base pourtant reste la même : Il faut un outil de gestion de ses finances parce que Excel, c’est bien pour un business plan en école de commerce, mais dans la vraie ça ne marche pas.

 

Pour conclure, nous avons droit à trois belles leçons que nous vous partageons avec plaisir :

• Osez embaucher des personnes plus compétentes que vous et osez embaucher au-dessus de vous. On en revient au coach, au board, de bonnes solutions pour toujours continuer de vous challenger.

• Le chiffre d’affaire, ça n’a aucun intérêt. Arrêtez de vouloir vendre plus, l’important c’est la marge parce que cette marge, c’est votre carburant. Avec une marge, on investit plus et donc on va plus loin. Géraud rit, il aura mis douze ans pour comprendre ça.

• Votre culture d’entreprise est primordiale. Pas pour en faire un beau visuel qu’on encadre dans son bureau pour l’oublier, mais pour bel et bien l’appliquer au quotidien à travers tous vos process.

 

Nous sommes heureux d’avoir vécu cet échange, d’avoir appris de ce parcours narré en totale transparence et pour ça, merci à notre invité.

 

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